Inflation sur les titres à revenu fixe : comment les retraités peuvent retravailler stratégiquement leur budget

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L’inflation affecte les retraités différemment des professionnels en activité. Alors que les personnes employées peuvent souvent contrer la hausse des coûts grâce à des augmentations, des heures supplémentaires ou un avancement de carrière, les retraités fonctionnent généralement avec des revenus fixes ou semi-fixes. À mesure que les dépenses augmentent, l’écart entre les revenus et les dépenses nécessaires se creuse, obligeant à des compromis difficiles.

Les experts financiers soulignent que toutes les catégories budgétaires ne méritent pas le même examen. L’objectif n’est pas seulement de réduire aveuglément les coûts, mais de réévaluer stratégiquement où va l’argent. En identifiant les domaines de réduction les plus flexibles et en traitant les dépenses non négociables de manière proactive, les retraités peuvent préserver leur stabilité financière.

Donner la priorité aux réductions de dépenses discrétionnaires

La première ligne de défense contre les pressions inflationnistes est généralement les dépenses discrétionnaires. Jay Zigmont, planificateur financier certifié (CFP) et fondateur de Childfree Trust®, note que l’évolution du style de vie (augmentation progressive des dépenses non essentielles) est souvent le moyen le plus rapide de déstabiliser le budget d’un retraité.

Les objectifs spécifiques de réduction comprennent :
* Restauration au restaurant et livraison de nourriture : Même si les prix des produits alimentaires augmentent, cuisiner à la maison reste nettement moins cher que les repas au restaurant ou les services de livraison.
* Dépenses de loisirs : De petits achats de commodité fréquents peuvent drainer les flux de trésorerie mensuels. Réduire ces dépenses de loisirs importantes peut libérer des centaines de dollars par mois, redirigeant les fonds vers des besoins essentiels comme les soins de santé ou le logement.

Réévaluer les coûts des soins de santé

Les soins de santé sont une catégorie qui nécessite souvent de repenser plutôt que de supprimer purement et simplement. Andrew Matz, planificateur financier chez Oak Road Wealth Management, souligne que les retraités ne peuvent pas facilement réduire ces coûts ; au lieu de cela, ils doivent ajuster d’autres parties de leur budget pour les adapter.

Par exemple, avec l’augmentation des primes Medicare Part B d’environ 9,7 %, davantage d’argent doit être alloué à l’assurance maladie. Ce changement signifie probablement réduire les dépenses dans d’autres domaines, comme le style de vie ou les voyages, pour maintenir l’équilibre.

Libérer la valeur nette de votre propriété

Le logement est une autre dépense largement non négociable, mais les retraités peuvent parfois repenser la manière dont cela s’intègre dans leur situation financière plus large. Melissa Macerato, directrice des revenus et du marketing chez Longbridge Financial, souligne que de nombreux retraités sont riches en actifs mais dont les revenus sont limités.

« De nombreux retraités disposent d’une valeur nette immobilière importante tout en vivant avec des revenus fixes ou semi-fixes… Cela ne signifie pas devoir vendre une maison ou faire des changements financiers drastiques qui changeront leur vie, mais cela signifie revoir les hypothèses de longue date selon lesquelles la valeur nette de la propriété reste complètement hors de portée. »

Cela suggère que puiser dans la valeur nette de leur logement – ​​par le biais de mécanismes tels que les prêts hypothécaires inversés ou les marges de crédit sur valeur domiciliaire – peut être une option viable pour ceux qui ont besoin de liquidités supplémentaires sans vendre leur résidence principale.

Panneaux d’avertissement et ajustements stratégiques

Un signal d’alarme clair indiquant qu’un budget doit être remanié immédiatement est le dépendance aux cartes de crédit, en particulier si les soldes ne sont pas remboursés chaque mois. Zigmont prévient que la dette est particulièrement dangereuse pour les retraités car elle prive leur avenir, et avec un revenu fixe, il se peut qu’il n’y ait pas de fonds supplémentaires pour le rembourser.

L’examen régulier des relevés mensuels peut aider les retraités à identifier quelles dépenses récurrentes sont financées et où des réductions sont nécessaires.

Conclusion

Il n’existe pas de budget unique pour tous les retraités, mais les experts conviennent que l’inflation récompense les ajustements précoces et intentionnels. Que le premier changement concerne les dépenses liées au style de vie, aux soins de santé, aux voyages ou au logement, affronter les points de pression budgétaire le plus tôt possible préserve la flexibilité financière à long terme.